Elle est allée voir une nutritionniste [Partie 1: Cristallisation]

Je l’ai mentionnée par petits bouts dans les articles précédents :
OUI j’ai été voir une nutritionniste.

Pourquoi ?

Il y a quelque temps on m’a découvert une malformation de la rotule gauche – au lieu d’être en cône elle est plate, du coup je fais des luxations du genou assez facilement.
En dehors de ce fait très précis de mon anatomie, je fais également plus de 90 kilos pour un petit mètre soixante et un. BON. On savait déjà que j’ai un satané problème hormonal trop nulle MAIS cela ne m’empêche pas d’être plutôt bien dans ma peau.

Cette notion de « bien-être » est à relativiser. En fait, le manque de confiance en soi vient surtout de l’entourage social et de la pression sociétale. Nous savons tous qu’une femme (et même les hommes, un peu plus chaque jour) est soumis à un idéal. L’endoctrinement commence très tôt et par cela un(e) enfant qui ne correspond pas au moule que la société aura choisi pour lui/elle sera, d’une manière ou d’une autre, rejeté(e) par ses camarades [sauf s’il/elle a un immense sens de l’auto-dérision ou les dents acérées]. Le fait est que sans « le Monde », je vais bien, je m’aime plutôt bien ^^.

DONC, lors de mon entrevue avec mon généraliste, il me lança la première pierre « Il n’empêche qu’avec votre genou sensibilisé et votre poids vous risquez de ne pas vous arrêtez d’avoir des luxations ». Ça, c’est dit. « Va falloir envisager de voir une nutritionniste et suivre un régime ». Bien [désespoir absolu].


Seulement il y a un problème

J’aime manger. Et cuisiner. Vraiment, je suis une bonne vivante, je passe des heures sur les blogs culinaires et à me goinfrer les mirettes de Porn Food. Je viens d’une famille qui apprécie la bonne bouffe et qui passe du temps devant les fourneaux. D’ailleurs la plus complète et parfaite des pièces de chez nous, c’est la Cuisine. On aime tout, on teste tout.
Et en plus, je suis en couple avec un meilleur vivant que moi, qui vénère le fromage et dont le papa est un vrai Cordon Bleu [Dedication to Olivier, père de mon homme — roi de la Pizza Maison, pâte compris].

Alors sincèrement, au début j’ai eu du mal à me l’avouer, mais « oui va falloir faire quelque chose, vraiment… ».


Celle que j’ai trouvé

Le choix a été relativement simple et rapide. A ce moment-là je me souvenais d’avoir vu passer, dans le flux d’info Facebook, les photos d’une ancienne copine de lycée ayant perdu 23 kilos [merci à elle pour la précision, et bravo !]. J’appris par la suite qu’elle les avait perdu grâce au suivi d’une nutritionniste. Après avoir récupéré les coordonnées au près d’elle et avoir fait une demande de rendez-vous, la démarche a commencé !

C’est une nutritionniste qui est dans ma ville de résidence, pour le coup très pratique ! Elle n’est malheureusement pas couverte par la sécurité sociale, mais peut être remboursé par la mutuelle. Elle pratique également la Sophrologie (pour le coup j’avais eu une initiation à mon travail et c’est extra !).

De plus, ça avait l’air d’enchanter mes parents que je décide de me mettre au régime (sympa Papa/Maman…). Pour moi ce n’était qu’une hérésie, la seule chose que je voulais c’était m’alimenter sur une base saine et équilibrée, mais devoir peser/mesurer tous ce que je mange c’est pas le grand « kiff ».


Le rendez-vous

Je suis arrivée dans un tout petit minuscule riquiqui cabinet. Heureusement « tout ce qui est petit est mignon ». C’est une dame entre la trentaine et la quarantaine qui m’accueille, le sourire aux lèvres. Plutôt sympathique elle me demande ce qui m’amène, mon journal de repas (je devais écrire pendant 4 jours tout ce que j’avalais), mes antécédents médicaux, etc.

J’eus droit à mon bilan santé, qui pointa du doigt ce que je ne voulais pas voir : mon IMC (36= et mon poids (94…). Il m’expliqua aussi que je suis notée en « Obésité élevée » mais que le résultat est à prendre avec des pincettes pour deux raisons :

  1. J’ai une ossature très épaisse et lourde
  2. Ma masse sèche (mes muscles) est plus lourde que ma masse grasse


Soulagement, j’ai plus de muscles et d’os dans mon corps que de gras \o/ ! Tout n’est pas perdu alors 😀 !

Elle m’expliqua sa démarche, le fait qu’on allait construire ensemble mon menu « type », la liste des aliments à privilégier et ceux à modérer ainsi qu’un tableau de chaque type de restaurants que je peux avoir envie de faire avec les plats que j’ai le « droit » de manger (en tous cas à privilégier).

Tout ça regroupé sur 4/5 feuilles A4, au format « word » et « excel », pauvre en couleurs et juste très triste. En d’autres termes : ternes et particulièrement austère. Ça me donnait TELLEMENT pas envie. Mais la dame était gentille et confiante. [Après le rendez-vous, en graphiste que je suis, je remixa mon schéma/menu à suivre pour le rendre plus « sexy » sur mon frigo]

programmeFlatDesign

Elle me proposa deux objectifs (n’en ayant pas spécialement, disons que le principal objectif personnel est de pouvoir monter et descendre les escaliers sans être essoufflé – bah c’est pas gagné…) : dans un premier temps perdre 6kg pour passer à un IMC « Obésité Modérée » et dans un second (et dernier temps) perdre 10kg de plus pour repasser en IMC « Surpoids ».
Elle appuya sur un point également : suivant le schéma de ma morphologie elle m’expliqua également que jamais je n’aurais un IMC « Normal » — en effet mon ossature/musculature est trop lourde. Mais bon comme je n’ai pas réellement d’objectif, grand bien me fasse de voir marqué sur ma fiche IMC « Normal ».

Elle me demanda de remplir un journal de repas pour avoir une trace et m’expédia gentiment jusqu’au prochain rendez-vous fin Août.

Et la (Grande) Aventure commença… [à suivre dans un prochain article]


Et vous, avez-vous déjà dû vous rendre chez un spécialiste de la nutrition ?
Avez-vous des problèmes de poids ? Comment gérez-vous votre alimentation ?

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